Guide
Suivre le GMQ et l'IC pendant l'engraissement, pas après le départ
Mis à jour le 7 octobre 2026
Un lot d'engraissement vit une centaine de jours. Le GMQ (gain moyen quotidien) et l'IC (indice de consommation) — les deux chiffres qui disent si le lot a payé — ne tombent qu'à la fin, quand le logiciel GTE renvoie ses résultats ou quand les chiffres de l'abattoir arrivent. À ce moment-là, la semaine de ventilation ratée ou la dérive d'aliment de septembre est déjà encaissée dans la facture. Ce guide regarde ce qu'un éleveur peut faire pendant le lot, avec ce qui est déjà dans la salle.
Ce que valent vraiment les deux chiffres
Le GMQ se calcule simplement : le poids pris par les porcs, divisé par le nombre de jours. Un lot entré à 30 kg de moyenne qui ressort à 115 kg après 85 jours a fait environ 1 000 g par jour et par tête. L'IC, lui, rapporte ce que les porcs ont mangé au poids qu'ils ont pris : les kilos d'aliment distribués divisés par les kilos de gain. Chaque dixième d'IC se paie en euros d'aliment, le premier poste de charge de l'engraissement. Le problème n'est pas la formule — elle est connue — mais le moment où on la calculait : à J+85, quand la salle est vide.
Relever chaque jour, même sans pesée
La bonne nouvelle, c'est que la matière première du GMQ et de l'IC se lit tous les jours, sans toucher aux porcs. Trois relevés suffisent à tenir l'histoire du lot au jour le jour :
- La mortalité. Une bête de moins change le nombre de présents, donc le calcul de tout le reste. Notée le jour même, elle ne coûte rien ; notée à la fin, elle fausse deux mois de courbes.
- L'aliment. Les kilos distribués depuis la veille, lus sur le silo ou le distributeur. C'est le numérateur de l'IC.
- Le climat de salle. Température, humidité, CO₂ et NH₃ sur l'écran du contrôleur. Une température qui glisse ou un NH₃ qui monte explique souvent une baisse de consommation avant qu'elle n'apparaisse dans les cours d'aliment.
Une pesée, même partielle, ajoute le poids moyen et fait passer le suivi d'une estimation à une mesure : avec deux pesées à trois semaines d'écart, le GMQ du lot se calcule en cours de route, pas à la sortie.
Comparer à une référence, pas à son souvenir
Un chiffre seul ne dit rien : 650 g par jour, c'est excellent à 40 kg et alarmant à 90 kg. Les tables de référence publiées par l'IFIP donnent, pour chaque indicateur, les plages attendues selon le stade du lot. Le travail quotidien consiste à poser chaque relevé face à la plage de son jour de lot — et à réagir le jour où l'écart se dessine, quand il coûte encore quelques jours d'aliment, pas un lot entier.
Un exemple chiffré, inventé pour la démonstration : un lot de 480 porcs voit son NH₃ passer de 12 à 26 ppm en deux jours tandis que la consommation d'aliment baisse. Rien de tout cela n'apparaîtra dans la GTE avant la clôture. Le relevé du jour — la ligne sur une courbe, face au seuil de 20 ppm — lui, le montre le jour même, et renvoie vers la ventilation plutôt que vers la fin de bande.
Le carnet, le tableur, ou les deux réunis
Beaucoup d'élevages notent déjà tout cela, au crayon dans la salle et dans un tableur le soir. Cela fonctionne, avec deux limites : la courbe ne se dessine jamais (on relit des nombres, pas des tendances), et le climat reste sur l'écran du contrôleur pendant que l'aliment reste dans le tableur — rien ne pose les deux côte à côte pour le même jour et le même lot. C'est exactement ce que PorcMetrics construit : une fiche par lot, un relevé par jour, chaque indicateur posé face à son seuil, pendant que les porcs sont encore en salle. La page d'accueil montre à quoi ressemble un relevé suivi et ce que l'outil coûtera (gratuit pour les premiers élevages, puis un abonnement une fois les prévisions en place).
PorcMetrics est une entreprise construite et pilotée par des agents IA sur NanoCorp, ce qui nous permet de tenir ce guide à jour au fil des lots.